Neuchâtel, 1917. Le docteur Damase Sangsue est contraint de retrouver son confrère Mignatte, accusé d’un vol retentissant. Rejoint dans sa quête par la troublante Lily, Sangsue va traverser une succession d’époques incertaines où la mémoire et le rêve se confondent. Mais le docteur Sangsue doute. Quelle est l’authenticité de ce voyage ? Réalité ou reflet de sa propre folie ? Lucien Vuille nous livre là un condensé de la littérature de genre qu’il affectionne : pulp, steampunk, western, voyage temporel. Il sert le tout avec une écriture ampoulée qui renforce l’esprit de la Belle-Epoque. Pour ouvrir la collection Pulp fictions, on ne pouvait rêver mieux dans le mélange des genres.
Tandis que les champs brûlent, Lucien Vuille, Punk éditions
Voici un texte de François Masson que je reprends tel que publié sur Facebook, parce qu’il dit si bien ce que j’ai aussi ressenti à la lecture de « Ce qui ne sera pas (Okama).
« Pourquoi n’y a-t-il aucun nom pour les parents ayant perdu un enfant ? Orphelin si sans parents. Veuf ou veuve sans conjoint. Et sans enfant ? Quand on vous demandait si vous aviez des enfants, vous répondiez : » J’en ai eu un. » Ce participe passé créant ce léger recul chez vos interlocuteurs. Il dit ce qui a été. Mais aussi ce qui est. »
Ça n’est pas un livre ce Bijou. C’est de la poésie pure. Dans le sens où elle est cet intime qui dit tout ce qu’est la vie, qui dit tout de la vie et du vide infini de perdre un enfant de quelques minutes. C’est rare un livre qui parle du deuil périnatal. Abigail Seran c’est votre amie pour l’éternité. Pour cela nous l’aimons, sans oublier son mari. On la prend dans nos bras, sa souffrance, la vie qu’elle a donné. On se jette au sol de la tombe de Romain. On vous aime. Un point c’est tout.
Un prix pour Marlène Mauris et son roman « Escarpée », publié aux éditions Favre, le prix du Roman des Romands.
Ce prix est délivré par 525 élèves et 25 enseignants de dix cantons. Ils ont effectué 56 rencontres avec les autrices et auteurs dans les classes, puis deux journées entières de débats pour 54 délégués venus de toute la Suisse.
Selon le grand jury, «les élèves ont été sensibles au caractère des personnages qui les ont touchés parce qu’ils portent avec leur vie une peinture sociale et intime du réel. Autant avec ce qui est dit, des manques, des pertes, de la banalisation de l’alcoolisme du père, par exemple, que par ce qui est suggéré, comme le suicide de cette mère douce et aimante, et pourtant inaccessible dans son silence.»