Allpages Festival – Littérature Anzère

La Médiathèque Valais met en lumière la richesse de la création littéraire valaisanne. A l’enseigne de « 4ème de couverture », elle publie régulièrement de brèves interviews filmées d’autrices et d’auteurs ayant une actualité littéraire. Et parmi elles, des autrices et auteurs présents à l’Allpages Festival. Aujourd’hui Marlène Mauris, autrice d’Escarpée et de Falcata, publiés aux éditions Favre.

 Michael Perruchoud est l’un des cinq auteurs retenus pour l’édition 2026 du Prix du Polar Romand. 

«La Fin du week-end. Une enquête de Jocelyn Mervelet, publié aux éidition Okama, vous embarque dans une Genève trouble et inquiète. Jocelyn Mervelet est un flic usé, qui s’occupe des statistiques judiciaires en traînant sur Internet. Le bleu ne se passionne plus pour son travail et se contente de remplir de la paperasse. Mais, plongé devant une série d’assassinats que rien ne relie, sinon qu’ils se produisent le week-end, le voilà persuadé d’être face à un tueur en série. Reste à le prouver. Porté par des personnages profondément humains et attachants, ce roman interroge aussi, en filigrane, nos souvenirs, nos choix de vie et la complexité des liens familiaux.

Ont également été retenus : « La nuit viendra » de Magali  Meylan, « Du sang sur les miens » d’Yves Paudex, « Ligne de fuite » de Pierre Ronpipal et « De pierre et de chair » de Vanessa Trüb. 

La cérémonie de remise des Prix aura lieu le vendredi 25 septembre 2026 au Salon Bailly de l’Opéra de Lausanne

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Velia Ferracini a reçu le prix SEV de la Loterie Romande pour son roman « Lave mes cendres », publié aux éditions Encre Fraîche. Le jury a souligné que cet ouvrage « explore avec beaucoup d’humanité et d’émotion les fissures qui déséquilibrent et creusent sans cesse les êtres. Petit à petit, ils se comprennent, s’acceptent et renaissent au rythme des convulsions d’un volcan ». 

Le prix de la Société des écrivains valaisans a été décerné à Hadrien Praz pour son recueil de nouvelles « Ours final », publié aux éditions de l’Hèbe. Ours final est « une expérimentation littéraire qui joue avec la matière des mots et les mécanismes du conte, jusqu’à faire du cliché un objet à la fois comique, familier et profondément étrange ». 

Pour sa part, l’Allpages Festival et les Forces Motrices Valaisannes ont récompensé : Lylou Vuistiner (catégorie 11-15 ans), Cléa Depery (catégorie 15-20 ans) et Apolline Fellay pour les 20+. Tous ces prix ont été remis à Saint-Romain/Ayent dans le cadre de l’Allpages Festival.

La Médiathèque Valais met en lumière la richesse de la création littéraire valaisanne. A l’enseigne de « 4ème de couverture », elle publie régulièrement de brèves interviews filmées d’autrices et d’auteurs ayant une actualité littéraire. Et parmi elles, des autrices et auteurs qui seront présents à l’Allpages Festival. Aujourd’hui Philippe Battaglia, à l’occasion de la publication de « La dernière tentation de Judas ». Ce livre, publié aux éditions Atalante, a été retenu pour le 2ème et dernier tour du prix Rosny aîné qui récompense des œuvres de science-fiction.

« Ce qui ne sera pas – Après la neige » d’ Abigail Seran remporte le Prix Eve 2026 de l’Académie Romande !

Décerné par des libraires, ce prix a été remis mardi 2 juin 2026 à Genève. Le président de l’Académie Romande a salué la qualité de ce texte qui emporte ses lecteurs·trice·s et se lit d’une traite !
 

« Ce qui ne sera pas » aborde le thème du deuil périnatal. Un couple pour qui la vie semblait toute tracée, une hospitalisation d’urgence, des complications perturbant une grossesse classique et survient l’accouchement précoce qui sauvera in extremis la mère mais ne permettra pas à l’enfant de survivre. Un ouvrage salué par la critique pour sa délicatesse, sa sensibilité et son intelligence.

 

 

La Médiathèque Valais met en lumière la richesse de la création littéraire valaisanne. A l’enseigne de « 4ème de couverture », elle publie régulièrement de brèves interviews filmées d’autrices et d’auteurs ayant une actualité littéraire. Et parmi elles, des autrices et auteurs qui seront présents à l’Allpages Festival. Aujourd’hui, Stéphanie Glassey.

 

stephanie glassey

 

Article du Nouvelliste du 29 mai 2026

Littérature valaisanne: «Une autre manière de mettre en scène le jeu littéraire»

Le président de la Société des écrivains valaisans (SEV), constate des changements dans le monde littéraire valaisan.

 
 

Le président de la SEV, Julien Antoine Bovier, estime qu'une nouvelle manière d’écrire a émergé ces trois dernières années en Valais.

Pensez-vous que la littérature valaisanne bénéficie d’un nouveau souffle?

Tout dépend de ce qu’on met dans le mot souffle. Je pense qu’il y a un nouveau souffle dans le sens où il y a une nouvelle matière littéraire, une nouvelle manière d’écrire qui a émergé ces trois dernières années. On a un renouvellement et on y trouve d’autres manières de mettre en scène le jeu littéraire. Des formes poétiques à la littérature gore, les plumes tentent de s’exprimer autrement, de jouer avec la langue.

Il y a un vrai potentiel de plumes chez les jeunes» 
Julien Antoine Bovier, président de la SEV

De nombreuses nouvelles plumes sont apparues en Valais ces dernières années…

Si on ancre la question du nouveau souffle dans le nombre de publications à compte d’éditeur, ces dernières années, on constate en effet une réelle augmentation. Toutefois, pour entrer dans la SEV, il n’est pas nécessaire d’avoir été publié à compte d’éditeur, puisque c’est en ayant une activité littéraire au sens large qu’un chemin se trace, et nous croyons beaucoup à l’émergence de talents.

Que propose la SEV en termes d’activités pour les auteurs?

En plus de l’annuel Cahier de la SEV, qui nous permet de montrer la diversité des plumes, nous avons développé des partenariats avec d’autres institutions culturelles. Un cycle de tables rondes à la Fondation Opale, «Travailleuses et Travailleurs du Texte», pour interroger nos pratiques et l’économie de l’édition, les capsules poétiques avec le festival Cellules Poétiques, les lectures au PALP, la mise en place de résidences: tout cela contribue à offrir un vivier créatif à nos membres.

Vous essayez aussi de sortir des sentiers battus…

Notre ancien président Pierre-André Milhit avait monté un projet qui s’appelait «Produits de terroir» pour montrer que la littérature est une pratique ancrée en Valais. Au début de cette année, pour l’inscrire dans le quotidien, nous avons distribué dans plus de 50 lieux de restauration du Valais romand 70 000 sets de table où figurent vingt textes inédits.

Cet article se retrouve dans notre magazine «Culture» en cliquant ici.

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à écrire…

Il y a environ quatre ans, on a mis en place la SEV Jeunes. Ces jeunes auteurs et autrices sont autonomes, ils se rencontrent, ils discutent, ils dialoguent, et l’écriture n’est plus une affaire solitaire. Aujourd’hui, nous avons environ 230 membres et une cinquantaine de membres jeunes. Il y a donc un vrai potentiel de plumes chez les jeunes et notre concours dédié aux 16-22 ans nous offrent de belles surprises chaque année.

Et des écrivaines émergent aussi…

Je ne sais pas si elles sont plus nombreuses qu’avant, mais, en tout cas, elles sont plus visibles. Peut-être écrivaient-elles déjà autant, mais la question tient plutôt à la place qu’on leur accorde et à la reconnaissance de leurs plumes, dont certaines sont magnifiques. D’ailleurs, ce sont des écritures qui rencontrent un vrai public. 

 
Abigail Seran, directrice de la MEEL: «Ecrire ne veut pas dire publier»

 

Quel est l’objectif de la MEEL?

La MEEL (La maison des écrivaines, des écrivains et des littératures) a pour vocation d’accompagner et de soutenir les écrivaines et les écrivains, quel que soit le stade de leur carrière. Elle apporte un toit, des conseils, des formations, et espère faire rayonner toutes les voix du Valais, mais aussi de la Suisse romande. Nous veillons à accompagner au mieux toutes les personnes qui nous approchent. Nous expliquons ce que les différentes formes de publication impliquent. Nous essayons de clarifier les projets de celles et ceux qui viennent chercher des conseils. Pourquoi souhaitez-vous publier? Quel est le but poursuivi? Etes-vous prêts à vous investir dans la promotion ? Etes-vous prêts à retravailler votre texte? Ce sont des questions fondamentales auxquelles répondre quand on envisage une publication. Ecrire ne veut pas dire publier. Et chaque projet mérite le plus grand respect.

Quelles améliorations souhaiteriez-vous voir se réaliser?

La littérature est un travail très précaire. Il est bien rare pour les auteurs de vivre de leur plume, ils ont presque tous un autre emploi qui les nourrit. Quand on touche 2 francs sur chaque livre vendu et que les ventes moyennes d’un titre en Suisse romande tournent entre 350 et 400 exemplaires, on ne gagne souvent même pas 1000 francs pour plusieurs années de travail et des mois de promotion… Augmenter la visibilité des ouvrages, mieux soutenir le temps de création et de promotion d’un livre, avoir des ventes plus nombreuses sont autant d’aspects qui participeraient à une amélioration des conditions de vie économique des auteurs. Les opérations proposées par le canton, les bourses à l’écriture, les soutiens à l’édition sont donc absolument fondamentaux.

Pour Abigail Seran, chaque projet littéraire mérite le respect. @ Christine Caron

La Médiathèque Valais met en lumière la richesse de la création littéraire valaisanne. A l’enseigne de « 4ème de couverture », elle publie régulièrement de brèves interviews filmées d’autrices et d’auteurs ayant une actualité littéraire. Et parmi elles, des autrices et auteurs qui seront présents à l’Allpages Festival.

Nous vous en proposons une première : Sonia Baechler à l’occasion de la publication de « Mon Dieu, faites que je gagne », publié chez Bernard Campiche.

Cinq Valaisans figurent parmi la sélection 2026 de l’Académie Romande :

Abigaël Seran pour le prix Eve avec « Celui qui ne sera pas » publié aux éditions Okama ; Thierry Raboud pour le prix Adam avec « Un monde en liquidation » aux éditions La Baconnière ; en poésie, Eve-Line Berthod et Tarmac, publié chez Bernard Campiche ; Julie Delaloye pour «S’il reste une voix»  aux éditions Cheyne.; et Serge Rey pour « De silence et d’azur »  aux éditions des Sables.

L’Allpages Festival aura le plaisir de recevoir Abigaël Seran, Eve-Libe Berthod et Julie Delaloye.

 

 

Philippe Battaglia est l’invité du podcast d’Elbakin, une association qui promeut la littérature et la culture fantasy. Auteur de La dernière tentation de Judas, publié aux éditions l’Atalante, Philippe Battaglia sera présent à l’Allpages Festival le samedi 13 juin.

https://www.elbakin.net/news/1523/podcast-elbakin-net-n-113-rencontre-avec-philippe-battaglia

Le Prix SFFF Suisse 2025 a été remis à Lucien Vuille et ses co-auteurices pour le recueil de nouvelles Sous nos monts hallucinés, paru aux éditions Hélice Hélas.

Réunissant des nouvelles de 13 autrices et auteurs suisse romands, cet ouvrage revisitant l’univers de Lovecraft à la sauce helvétique a été saluée par le jury pour son atmosphère sombre et ses idées originales.

Ce prix est décerné par le Collectif des Auteur·ices et Éditeur·ices Suisses de SFFF, la littérature suisse de science-fiction, fantasy et fantastique.

« Lave mes cendres » de Velia Ferracini -publié aux éditions Encre Fraîche- a été sélectionné pour la 17ème édition du Roman des Romands.  Dès  le mois d’août 2026, des classes de toute la Suisse liront les différents livres en lice, les étudieront, en débattront avec les autrices et auteurs et éliront leur roman favori. Le prix du roman des Romands sera décerné par les étudiantes et étudiants du grand jury, le 28 janvier 2027 à Sion, à la salle Noda. Un montant de 15’000 francs sera remis au lauréat par la Fondation Francis et Marie-France Minkoff. Le Roman des Romands

Neuchâtel, 1917. Le docteur Damase Sangsue est contraint de retrouver son confrère Mignatte, accusé d’un vol retentissant. Rejoint dans sa quête par la troublante Lily, Sangsue va traverser une succession d’époques incertaines où la mémoire et le rêve se confondent. Mais le docteur Sangsue doute. Quelle est l’authenticité de ce voyage ? Réalité ou reflet de sa propre folie ? Lucien Vuille nous livre là un condensé de la littérature de genre qu’il affectionne : pulp, steampunk, western, voyage temporel. Il sert le tout avec une écriture ampoulée qui renforce l’esprit de la Belle-Epoque. Pour ouvrir la collection Pulp fictions, on ne pouvait rêver mieux dans le mélange des genres.

Tandis que les champs brûlent, Lucien Vuille, Punk éditions

https://allpagesfestival.ch/auteurs/lucien-vuille/

Voici un texte de François Masson que je reprends tel que publié sur Facebook, parce qu’il dit si bien ce que j’ai aussi ressenti à la lecture de « Ce qui ne sera pas (Okama).

« Pourquoi n’y a-t-il aucun nom pour les parents ayant perdu un enfant ? Orphelin si sans parents. Veuf ou veuve sans conjoint. Et sans enfant ? Quand on vous demandait si vous aviez des enfants, vous répondiez :  » J’en ai eu un. » Ce participe passé créant ce léger recul chez vos interlocuteurs. Il dit ce qui a été. Mais aussi ce qui est. »

Ça n’est pas un livre ce Bijou. C’est de la poésie pure. Dans le sens où elle est cet intime qui dit tout ce qu’est la vie, qui dit tout de la vie et du vide infini de perdre un enfant de quelques minutes. C’est rare un livre qui parle du deuil périnatal. Abigail Seran c’est votre amie pour l’éternité. Pour cela nous l’aimons, sans oublier son mari. On la prend dans nos bras, sa souffrance, la vie qu’elle a donné. On se jette au sol de la tombe de Romain. On vous aime. Un point c’est tout.

https://allpagesfestival.ch/auteurs/abigail-seran

Un prix pour Marlène Mauris et son roman « Escarpée », publié aux éditions Favre, le prix du Roman des Romands.

Ce prix est délivré par 525 élèves et 25 enseignants de dix cantons. Ils ont effectué 56 rencontres avec les autrices et auteurs dans les classes, puis deux journées entières de débats pour 54 délégués venus de toute la Suisse.

Selon le grand jury, «les élèves ont été sensibles au caractère des personnages qui les ont touchés parce qu’ils portent avec leur vie une peinture sociale et intime du réel. Autant avec ce qui est dit, des manques, des pertes, de la banalisation de l’alcoolisme du père, par exemple, que par ce qui est suggéré, comme le suicide de cette mère douce et aimante, et pourtant inaccessible dans son silence.»

https://allpagesfestival.ch/auteurs/marlene-mauris/

MERCI !

Nous n’aurions pas pu rêver d’une plus belle première édition. Merci aux 7 à 800 personnes qui se sont déplacées à Anzère pour rencontrer une quarantaine d’autrices et d’auteurs sur la galerie de la place du village, sur les bisses et dans les télécabines.

Et merci à tous nos partenaires et tous les bénévoles qui ont fait de cette première édition une réussite.

C’est donc tout naturellement que nous vous donnons rendez-vous les 12 et 13 juin 2027 à Anzère.